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Journée internationale de la biodiversité


C'est le 22 mai et on y célèbre la richesse de la vie sur terre.


La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent.


Les premiers organismes vivants connus datent de près de 3,5 milliards d’années.


La biosphère abriterait entre 5 et 30 millions d’espèces.

Environ 1,8 million d’espèces animales sont répertoriées, et chaque année de nouvelles sont répertoriées. Mais en parallèle de nombreuses espèces disparaissent également, souvent à cause des actions irresponsables des humains.


Une grande biodiversité augmente la stabilité et l’adaptabilité de la biosphère face aux modifications des conditions environnementales. Elle est au coeur de nos vies, elle est indispensable au bien-être et à la santé des êtres humains : toutes les sociétés et cultures de notre planète dépendant de l’utilisation d’une nature diversifiée.


Les raisons de protéger la biodiversité sont nombreuses :


  • Elle est garante du bon fonctionnement des écosystèmes : la destruction d’une espèce peut fragiliser l’ensemble de l’écosystème

  • Les végétaux terrestres, mais aussi des micro-algues marines produisent l’oxygène que nous respirons. Ils purifient l’air en captant certains polluants.

  • Les tourbières, les forêts ou encore les océans séquestre le carbone et contribuent ainsi à lutter contre le changement climatique

  • La pollinisation, la fertilité des sols, les insectes nous permettent d’avoir des fruits et légumes dans nos assiettes.

  • Les végétaux en particulier dans les milieux humides, contribuent à une épuration naturelle de l’eau

  • Les milieux humides protègent le littoral contre l’érosion et atténuent l’intensité des risques naturels comme les crues et les inondations

  • Les milieux naturels et les espaces végétaux dans les villes structurent nos paysages et sont indispensables à notre bien-être.

  • Elle est notre pharmacie ! Nos médicaments viennent, pour la plupart, de molécules issues des plantes ou des animaux : l’aspirine qui s’inspire d’une molécule de l’écorce de saule.

  • La destruction d’insectes ravageurs par d’autres insectes.

  • La purification et le stockage des eaux douces

  • La rétention des sols : lorsque la biodiversité diminue, les milieux sont moins résilient, plus vulnérables car ils sont moins « denses ». Par exemple si certaines espèces de végétaux disparaissent, le sol est alors plus exposé à l’érosion, aux inondations, aux glissements de terrain.

  • L’absorption du CO2 excédentaire suite aux activités humaines.


La biodiversité se dégrade dans le dans le monde


75 % des milieux terrestres et 40 % des écosystèmes marins sont fortement dégradés. Un million d’espèces sont menacées d’extinction dans le monde. Le rythme de disparition est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction.

On parle actuellement d’une sixième extinction de masse des espèces.

Les milieux naturels sont également fragilisés : plus de 35 % des milieux humides littoraux et continentaux ont disparu depuis 1970 dans le monde et les forêts tropicales pourraient disparaître d’ici 50 à 50 ans au rythme actuel de la déforestation.


Alors que plus personne aujourd’hui ne songe à remettre en cause l’importance de la diversité biologique pour le présent et pour les générations futures, le changement climatique et certaines activités humaines continuent pourtant à réduire le nombre d’espèces vivantes :


  • L’agriculture intensive

  • Épandage massifs de produits phytosanitaires

  • Sur-pêche

  • Élevage industriel

  • Chasse d’espèces protégées, braconnage

  • Déforestation des forêts tropicale et amazonienne, très riche en espèces végétales et animales dont on détruit le milieu de vie.

  • Les espèces envahissantes

  • L’introduction d’espèces exotiques envahissantes, comme le frelon asiatique, l’ambroisie ou la grenouille taureau.

  • La surexploitation des resources naturelles

  • La pollution de l’eau, des sols et de l’air. Les polluants chimiques émis, souvent toxiques pour les êtres vivants.

  • L’urbanisation

  • Le changement climatique qui peut s’ajouter aux autres causes et les aggraver. Il contribue à modifier les conditions de vie des espèces, les forçant à migrer ou à adapter leur mode de vie, ce que toutes ne sont pas capables de faire.

  • L’hyper-consommation


La perte de biodiversité peut ainsi avoir des conséquences néfastes et directes sur la santé ; par exemple en perturbant les fonctionnalités des écosystèmes, elle peut favoriser l’émergence de maladies infectieuses (environ 60 % des maladies infectieuses chez l’homme sont des zoonoses, c’est à dire qu’elles nous parviennent par l’intermédiaire des animaux : Ebola, la grippe aviaire, le SRAS, le coronavirus …) ou causer des dérèglements pouvant engendrer des catastrophes naturelles.


La biodiversité assure notre qualité de vie en nous rendant bien des services. Les enjeux de sa préservation sont majeurs car il en va de l’avenir de l’humanité.

La biodiversité offre en outre d’innombrables services, tant au niveau local que mondial. Les poissons assurent 20 % de l’apport protéique à environ 3 milliards de personnes. Plus de 80 % de l’alimentation des êtres humains est assurée par des plantes. Près de 80 % des habitants des zones rurales des pays en développement ont recours aux médicaments traditionnels à base de plantes pour les soins de base.

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Elle est à la base du bien-être humain présent et future, et son déclin rapide menace aussi bien la nature que le hommes.


Le 22 mai 2022 marque le 29ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique.


Il n'est pas trop tard pour en prendre soin !!





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